Médecine d'urgence
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La SEMSP




Les 9 et 10 novembre 2010, puis le 12 janvier 2011, des travaux se sont tenus à la maison des sapeurs-pompiers de France, réunissant un groupe d'experts, médecins et infirmiers, hospitaliers, universitaires et de sapeurs-pompiers, chargés de rédiger, à l'initiative de la société française de médecine d'urgence (SFMU) et selon une méthodologie validée par la haute autorité de santé (HAS), des recommandations concernant le contenu de protocoles applicables aux situations de détresse médicale rencontrées par les IDE hors présence médicale.
Ces recommandations concerneront notamment, mais pas exclusivement, les infirmiers de sapeurs-pompiers (seront également concernés les infirmiers du travail, scolaires, d'EHPAD, etc). Seules les situations relevant de l'aide médicale urgente sont visées, par opposition au soutien santé des sapeurs-pompiers ou aux situations particulières d'isolement. Ces recommandations s'adresseront aux médecins auteurs de ces protocoles qui conservent, par principe, leur indépendance professionnelle et leur liberté de prescription. Elles viendront compléter celles déjà émises par la SEMSP concernant spécifiquement les protocoles destinés aux ISP (qui ne visent pas uniquement les protocoles d'urgence mais également le soutien santé et la santé au travail).
Outre la SFMU, ces travaux réunissent des représentants de la la société française d'anesthésie-réanimation (SFAR), de SAMU-urgences de France, du conseil français de réanimation cardio-pulmonaire (CFRC), de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) et la société européenne de médecine de sapeurs-pompiers (SEMSP).
L'AMUF, également conviée à ces travaux, n'a pas participé à la première session. Elle fut en revanche représentée le 12 janvier par deux praticiens qui ont immédiatement signifié le refus de leur organisation de valider quelque travaux que ce soit relatif à des protocoles infirmiers de soins d'urgence au prétexte que ces pratiques seraient dangereuses et conduiraient à la fermeture de SMUR.
Le groupe s'est pourtant attaché à ne considérer que des arguments médicaux et scientifiques. Au demeurant, les situations évoquées concernent le plus fréquemment l'action de l'IDE dans l'attente d'un SMUR et non pas en substitution. Pour ce qui concerne les ISP, les aspects organisationnels ont été laissés à l'action du comité de suivi du référentiel commun SAP-AMU.
Dans l'état actuel d'avancement de ces travaux (qui ne sont pas encore achevés), il m'est permis d'affirmer que les débats furent très constructifs et entrepris avec des arguments exclusivement scientifiques. Nous avons donc toutes les raisons de penser qu'il en sera issu, au moment de leur publication en juin 2011, des résultats satisfaisants pour l'ensemble des parties et qui contribueront à améliorer le parcours de soins des patients pris en charge par les secours d'urgence.
Pour l'ensemble de ces raisons, la SEMSP regrette la position de blocage exprimée par l'AMUF et souhaite que l'ensemble des acteurs de l'urgence puissent continuer à mener des travaux communs sous le seul angle scientifique.